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Vignes, élevage et conviction : à la rencontre de deux agricultrices du Brabant wallon

  • 30 avr.
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 11 mai

En cette "Année de l'agricultrice", j'ai dernièrement rencontré deux femmes talentueuses qui ont choisi de se lancer dans la reprise d'une activité agricole en Brabant wallon. Leur parcours force l'admiration et mérite d'être mis en lumière, bien au-delà d’une journée comme celle du 8 mars.


À l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes, je suis allée à la rencontre de Sophie, de la Ferme du Mont-Van Parijs à Braine-l’Alleud, et d'Aline, du Domaine L, un vignoble de Loupoigne. Deux femmes, deux univers, mais une même énergie : celle de celles qui croient en leur projet et qui avancent, envers et contre tout.


 

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Des choix forts, portés avec conviction


Sophie a fait le pari de l'élevage naturel : laisser le veau au pis, laisser pâturer les bêtes autour de la ferme, travailler en harmonie avec le terrain et les saisons. Un choix réfléchi, qui allie exigences environnementales et bon sens agricole. Elle rayonne quand elle en parle — et ça se voit.


Aline, elle, a misé sur le Chardonnay. Un cépage à la personnalité affirmée et qui lui ressemble : une signature, une typicité, une façon d'exprimer la richesse du territoire. Sur l'étiquette comme dans les vignes, on reconnaît sa touche féminine.


Toutes deux l'affirment sans détour : être agricultrice aujourd'hui, c'est possible. Les équipements modernes répondent aux questions de force physique, et l'autonomie du métier — faire les choses à sa façon, gérer son temps — est un atout réel.

 


Les défis qui demeurent


Pour autant, leur témoignage ne cache rien des réalités du terrain. Sophie pointe une lacune criante : lorsqu'une agricultrice indépendante tombe enceinte puis accouche, les aides au remplacement sont insuffisantes. Il faut puiser dans ses réserves, trouver de l'aide familiale, et continuer à travailler dans des conditions parfois précaires, en contact avec des animaux malades ou des produits phytosanitaires. Cela peut être dangereux.



Il y a là un vrai chantier politique. Soutenir les agricultrices, c'est aussi adapter les dispositifs de protection sociale à la réalité de leur métier.


Manager, communicante, cheffe d'entreprise… et agricultrice


Ce qui frappe dans leurs récits, c'est la multiplicité des casquettes qu'elles portent chaque jour. « Tailler les vignes tout en pensant au contrôle de l'AFSCA, à la vie de famille, au rendez-vous du garage », nous explique Aline. Gérer ses équipes, s'informer en permanence, anticiper. Sophie le résume bien : "Tu dois savoir travailler toute seule, mais tu dois surtout être manager."


Et toutes deux de souligner ce manque de confiance en soi qui freine parfois les jeunes femmes attirées par le secteur. Des jeunes femmes de 25, 30, 35 ans qui s'interrogent, qui hésitent, qui viennent demander si c'est vraiment possible. La réponse de Sophie est claire : oui, c'est possible. Il faut juste oser.

 


Une place pour les femmes dans l'agriculture


En cette Année de l'agricultrice, le message de Sophie et d'Aline résonne avec une évidence toute simple : les femmes ont leur place partout, y compris — et surtout — dans les champs, les étables, les pépinières, les jardins et les vignobles du Brabant wallon.


Notre rôle, en tant qu'élu.e.s, est de le reconnaître, de le soutenir, et de lever les obstacles qui subsistent encore.


Vous avez des suggestions ou des rencontres à proposer ? Faites-le moi savoir 😉

 

N'hésitez pas à partager leur vidéo et à découvrir leurs exploitations : la Ferme du Mont - Van Parijs et le Domaine L sont deux belles adresses à soutenir en Brabant !

 

 

 
 
 

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Sophie KEYMOLEN

© 2021 par Sophie Keymolen.

3, Place du Brabant wallon - 1300 Wavre

T. 010 23 60 05 / GSM : 0496 12 26 86

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